La version de votre navigateur est obsolète. Nous vous recommandons vivement d'actualiser votre navigateur vers la dernière version.

 

Frise chronologique réalisée pour les 10 ans de la société ACR.Frise chronologique réalisée pour les 10 ans de la société ACR.

 GLOSSAIRE de l’ENLUMINURE

 

A

Abréviation : utilisée à discrétion par certains copistes pour gagner du temps ou de la place, jusqu’à rendre la lecture difficile, parfois même impossible.

Acanthe : plante aussi appelée branche-ursine, dont les feuilles remarquables inspirèrent en premier lieu le décor des chapiteaux corinthiens et se trouvent fréquemment reproduites en enluminure.

Ais : n.m. un ais est une planche de bois. Des couvertures de manuscrits médiévaux se firent souvent en ais légers.

Alizarine : n.f. autre nom de la garance*. Le rouge nommé laque d’alizarine est synthétique.

Antiphonaire : n.m. livre liturgique catholique utilisé pour les heures canoniales quand il est chanté.

Arabesques : n.f.p. désignent des entrelacs de feuilles et de fleurs dans la lettre ou dans les encadrements, par allusion aux livres des Arabes, dont on disait qu’ils évitaient toute représentation humaine ou animale.

Assiette : composition qui est posée sur le support avant la couche d’or ; ce peut être une mixtion* ou un gesso*.

Azurite : n.f. carbonate naturel de cuivre, de couleur bleue. A ne pas confondre avec la lazulite, pigment de lapis-lazuli*.


 

B

Bâtarde : n.f. écriture flamande du XVe siècle aux hastes* longues et acérées.

Beatus : premier mot des Psaumes (Beatus vir…), en conséquence de quoi la lettrine B est la plus célèbre et la plus riche des lettrines.

Bec de plume : losange fait d’une largeur de calame* ou de plume, dont une quantité précise, disposée verticalement, donne la hauteur des lettres à réaliser.

 

Bestiaire : recueil de fables ou de moralités ayant pour sujet les animaux. L’illustration des livres du Moyen-âge et de la Renaissance se prête à la représentation de terribles fantasmes animaliers, destinés à faire frémir et rêver le lecteur : les guivres*, les chimères* et les griffons* disputent le terrain parcheminé aux bêtes plus « civiles » comme les licornes, les lions, les aigles, les serpents et autre basse-cour.

Blanc de plomb, ou ceruse, ou blanc d’argent:  pigment. Carbonate basique de plomb traditionnellement utilisé pour les blancs purs, en particulier pour les rehauts*, mais dont on pense qu’il a pu aussi être mêlé à la plupart des autres pigments. Toxique. Substitut : le blanc de Titane (dioxyde de titane), crée en 1915. Le monstre étant malléable, il entre plus aisément dans les compositions serrées.

Bol d’Arménie : argile colorée en rouge par l’oxyde de fer, qui entre dans la composition de l’assiette*.

Boucle : courbe non fermée d’une lettre.

Bouts de ligne : petits ornements qui meublent les vides en fin de ligne pour éviter de heurter l’œil examinant l’ensemble de la page.

Bréviaire : n.m. livre liturgique catholique contenant l’ensemble des textes nécessaires pour prier la liturgie des Heures, appelée aussi l’office divin.

Brou de noix : n.m. le vrai est une décoction à base de brou, l’enveloppe verte de la noix ; le faux est parfois utilisé de nos jours comme médiocre substitut de l’encre.

Brunissoir : outil d’agate (quartz calcédoine) monté sur un manche pour polir l’or en feuilles. Existe en une trentaine de tailles et formats. Le plus utilisé en enluminure est la « dent de chien » car autrefois on se servait d’un vrai croc.


 

C

Calame : n.m. du grec puis de l’arabe al-qualam, « instrument d’écriture ». Roseau taillé pour tracer les lettres.

Calligraphie : art de l’écriture en général ; désigne aussi une page d’écriture bien formée.

Camaïeu : de camée. Peinture n’utilisant qu’une couleur dans des tons différents, dont l’apparition est due à l’austérité de Bernard de Clairvaux.

Canon : tuyau de la plume d’oie, dont l’extrêmité est taillée en vue de l’écriture ou de la peinture.

Capitale : n.f. grande lettre qui se plaçait en tête de l’alinéa, d’où son nom. On dit aussi « majuscule ».

Carne : n.f. terme de maître d’écriture, dit Littré, évidement du canon* de la plume, de part et d’autre de la pointe.

Caroline : n.f. et adj. Style de lettres apparu du temps de Charlemagne ; il apporte un adoucissement visuel par rapport à l’onciale, qui prévalait alors.

Cartouche : n.m. encadrement stylisé en forme de papier roulé dans lequel on peut inscrire un nom ou une devise.

Cartusien : qui a un rapport avec l’ordre des chartreux.

Céruse : n.f. autre nom du blanc de plomb*.

Chimère : n.f. monstre à tête de lion, ventre de chèvre et queue de dragon. Crachant le feu, qui plus est.

Chrysographie : écriture à l’or.

Cinabre : n.m. pigment. Sulfure rouge de mercure naturel (mot souvent confondu avec vermillon*). Le rouge au sommet pour les spécialistes.

Codex : n.m. manuscrit relié en cahier, par opposition au volumen ou rouleau, forme du livre qui l’a précédé ; le pluriels officiel est codices.

Colophon : n.m. mention apparaissant parfois à la fin d’un livre ; certains copistes ont ainsi donné des indications sur leur identité, la date ou les conditions de travail.

Copiste : n.m. tâcheron anonyme des abbayes, le calligraphe est le soutier de la propagation des textes, qu’il ne comprend généralement pas. On dit aussi le « scribe ».

Coussin à couper la feuille d’or : croûte de cuir fixée sur une planchette.

Couteau à couper la feuille d’or : longue lame droite et étroite, inoxydable, pour faciliter la découpe et la manipulation délicate de l’or libre.

Croûte : en parcheminerie, côté de la chair d’une peau, par opposition à la fleur.

Cursive : adj. Qualifie les lettres liées par une écriture souple et rapide.


 

D

Délié : n.m. partie fine de la lettre, par opposition au plein*.

Détrempe : émulsion d’eau et d’un agglutinant (œuf, huile, caséine, cire, etc.) pour délayer le pigment. On dit alors peindre a tempera.

Diptyque : n.m. registre des monastères et des églises où s’inscrivaient les noms des bienfaiteurs à honorer pendant l’office.

Drôlerie : petite scène humoristique ou grotesque qui occupe parfois les marges des manuscrits gothiques.

Ductus : n.m. ordre et sens des traits qui constituent la lettre, souvent montré dans les ouvrages au moyen de petites flèches numérotées.


 

E

Ecritoire : n.f. petit meuble où se rangent les outils de l’écriture, éventuellement portatif. Ce mot a aussi désigné les cellules du rez-de-chaussée de l’abbaye où travaillaient les copistes, remplacées par le scriptorium*.

Encre : liquide servant à l’écriture. Le plus souvent de couleur noire, cette substance à d’abord été constituée de noir de fumée mélangé à un liant, procédé simple et naturel toujours présent en Chine et au Japon, puis de divers ingrédients dont le fer et l’acide tannique à base de noix de galle*.

Enluminure : n.f. vient d’illuminare, éclairer. Action d’appliquer des couleurs vives à une image ou le résultat de cette action. On dit : manuscrit enluminé mais aussi historié, ou à peintures. A partir du développement de l’imprimerie, le livre n’est plus qu’illustré.

Entrelacs : n.m. en enluminure, ornement fait de feuillages ou de vignes qui s’entrecroisent ; en calligraphie, entrelacement de traits de plumes.

Evangiles : ensemble des quatre évangiles (St Matthieu, St Jean, St Marc, et St  Luc).

Evangéliaire : recueil des péricopes (passage des Livres Saints) lues pendant le déroulement de la messe.

Ex-libris : n.m. début d’une inscription qui signifie « faisant partie des livres de… » portée par certains possesseurs de bibliothèque sur chacun de leurs livres au moyen d’une vignette mûrement élaborée. Les armoiries sur la couverture font fonction d’ex-libris.

Exemplar : désigne le manuscrit original donné à copier dans le scriptorium, et souvent emprunté à une autre abbaye.


 

F

Fiel de bœuf : permet aux couleurs d’adhérer à un support gras.

Figurée : adj. Se dit d’une initiale dont les lignes mêmes sont faites de figures d’animaux ou de personnages. Ne pas confondre avec « historiée »*.

Fleur : en parcheminerie, côté du poil d’une peau, par opposition à la croûte*.

Fraktur : n.f. style de lettre gothique. Légèrement moins dure à l’œil que la textura.

Frontispice : n.m. aujourd’hui la page de titre ornée, le frontispice a également été la première page, portant seulement le début du texte, ou incipit*.


 

G

Gesso : n.m. sous-couche de la feuille d’or lorsque l’on souhaite que celle-ci présente un léger relief et brille davantage.

Glose : n.f. annotation entre les lignes ou dans les marges d’un manuscrit.

Gomme adragante : exsudat naturel de l’astragale*.

Gomme arabique : substance visqueuse et transparente issue de certains acacias. Entre dans la composition des liants pour les pigments ; s’utilise aussi pour épaissir une encre trop fluide.

Gothique : n.f. et adj. Désigne de nombreux styles de lettres apparentées, globalement issues d’influences anglo-saxonnes et marquées par des brisures du tracé, lequel se doit d’être impitoyablement parallèle et régulier. La plus infime déviation ruine la page en l’air.

Graduel : livre qui contient tout ce qui se chante au lutrin pendant la messe.

Grattoir : outil à lame courte pour effacer les fautes sur le parchemin* ; on voit presque systématiquement le copiste représenté avec la plume ou le calame dans la main droite et le  grattoir dans sa main gauche, comme s’il se servait autant de l’un que de l’autre.

Griffon : animal fabuleux, moitié aigle, moitié lion.

Groison : poudre de pierre ou de craie utilisée par le parcheminier pour imperméabiliser la peau.

Guivre, ou givre : n.f. serpent monstrueux du bestiaire.


 

H

Haggadah : n.f. livre contenant notamment le récit de l’Exode, lu au repas de la pâque juive et copieusement enluminé.

Hampe : n.f . trait vertical d’une lettre, en principe vers le bas, car la hampe était le manche en bois d’une arme dite de haste* (lance ou hallebarde), mais les dictionnaires utilisent généralement le terme pour toute partie verticale d’une lettre.

Haste : n.f. trait vertical d’une lettre, en principe vers le haut.

Héraldique : n.f. science du blason. Son histoire est étroitement liée à celle de l’enluminure.

Historiée : adj. ou « habitée ».se dit d’une initiale agrémentée de figures d’animaux ou de personnages. Ne pas confondre avec  « figurée »*.

Homiliaire : recueil des Homélies (sermon sur la religion, principalement sur l’Evangile).

Humanistique : n.f. et adj. style de lettre qui émerge en Italie au début de la Renaissance et découle directement de la Caroline* ; contemporain des débuts de l’imprimerie, il est le dernier à participer naturellement de l’histoire des manuscrits enluminés.


 

I

Imagier, ou imager : n.m. nom du faiseur d’images médiévales, moins souvent donné aux miniaturistes qu’aux sculpteurs.

Incipit : n.m. les premiers mots d’un manuscrit. Il est arrivé qu’il tienne lieu de titre. Quand aux derniers mots, c’est l’expicit.

Indigo : bleu naturel végétal tiré du pastel* ou bien de l’indigofera tinctoria.

Initiale : n.f. lettre qui commence le mot, voir le premier mot d’un chapitre, auquel cas elle est toujours en majuscule, et le plus souvent ornée ; elle devient alors une lettrine.

Insulaire : adj. qualificatif du style né en Irlande et en Angleterre vers 600 et qui perdure jusqu’au VIIIe siècle puis influence les styles du nord de l’Europe.


 

J

Jambage : n.m. nom donné aux éléments verticaux des m, n et u.

Jaune de Naples : pigment. Antimoniate de plomb.


 

L

Lapis, lapis-lazuli : n.m. nom vulgaire de la lazulite, pierre semi-précieuse d’un bleu intense d’où s’extrait le plus onéreux des pigments, en conséquence remplacé souvent par l’azurite*.

Laque de garance : n.f. pigment de couleur rouge obtenu à partir du rhizome de la garance (rubia tinctorum) ou alizarine naturelle.

Lectionnaire : n.m. livre liturgique contenant les « leçons » lues ou chantée pendant la messe.

Lettrine : n.f. contrairement à sa vraie définition, « petite lettre », finit par désigner le contraire : la grande initiale ornée qui se trouve au début d’un texte.

Liant : substance visqueuse à mélanger aux pigments.

Ligature : plusieurs lettres reliées par un trait fin, ou ce trait lui-même.

Livre d’heures : ouvrage de prières destiné à des laïcs. Quand son commanditaire est richissime, l’ouvrage peut devenir un chef-d’œuvre. Exemple : Heures du roi Charles VIII, du duc de Berry, etc.


 

M

Majuscule :  voir « capitale ».

Malachite : n.f . cette pierre semi-précieuse donne un pigment vert (carbonate de cuivre).

Massicot : pigment jaune orangé d’origine minérale (protoxyde de plomb).

Mérovingienne : n.f. style de lettres du VIIe siècle.

Miniature : vient de « minium », le pigment rouge qui fut le premier élément visuel à trancher sur les textes à l’encre noir (voir « rubrique »). Tableautin qui agrémente parfois le manuscrit ; on dit alors manuscrit à peinture, ou agrémenté d’enluminures*. Bien plus tard le mot « miniature » a désigné quelque chose de très petit.

Minium : oxyde de plomb. Pigment rouge de l’Antiquité. Donne son nom à la miniature*.

Minuscule : toute lettre qui n’est pas majuscule ou capitale.

Mixtion à dorer à l’eau : substance toute prête à base de résine acrylique qui permet de poser la feuille d’or assez rapidement.

Molette : n.f. espèce de pilon conique en verre destiné à broyer les pigments sur une plaque de verre dépoli.

Mozarabe : adj. du nom des chrétiens espagnols vivant sous domination maure, et qui produisirent un style de livres enluminés à teinture musulmane.


 

N

Noix de galle : excroissance morbide sur les feuilles de certains chênes, et dont on extrait le tanin pour le mélanger à du sulfate de fer avec un peu de gomme arabique et de conservateur. L’encre produite, parfois nommée ferro-gallique ou métallo-tannique, noircit avec le temps.


 

O

Obituaire : calendrier des prières et célébrations à la mémoire des personnes défuntes pour une communauté ou une église.

Ocres : n.f. argiles naturelles contenant des oxydes de fer et utilisées comme pigments. Il existe des ocres jaunes, rouges ou brunes.

Onciale : n.f. et adj. style d’écriture caractéristique de l’époque romane ; lettres inscrites dans un cercle avec terminaison aigüe, assez rigide (il n’existe ni minuscule ni cursive).

Or : à la coquille, moulu, collé, libre. Les anciens enlumineurs n’employaient que l’or pur en feuilles libres. Celles-ci se posent sur la mixtion* ou sur le gesso*.

Orpiment : du latin auripigmentum, couleur d’or. Ce pigment jaune clair est du sulfure d’arsenic ; quand ce dernier prédomine, on a le réalgar*.

Ottonien : adj. désigne la période post-carolingienne de l’enluminure allemande qui apparaît sous l’empereur Otton 1er (912-973), en particulier autour de Reichenau ou de Ratisbonne.

Outremer : silico-aluminate de sodium, crée en 1828 pour remplacer le bleu de lapis-lazuli*, dont le prix est jugé prohibitif.


 

P

Page-tapis : ornement pleine page fréquent dans les pages de garde des manuscrits hébreux ou arabes ; motifs floraux, géométriques ou micrographiques.

Paléographie : art de déchiffrer les écritures anciennes.

Palimpseste : n.m. parchemin* manuscrit dont on a effacé le texte pour en écrire un second. Les moyens actuels permettent de retrouver l’inscription originale.

Palmettes : motifs ornementaux inspirés du palmier. Le feuille est frontale et symétrique, alors que celle de l’acanthe* est montrée généralement de profil. Le manuscrit mozarabe associe habilement les deux.

Panse : n.f. partie arrondie et fermée d’une lettre.

Papyrus : assemblage de lamelles d’une plante homonyme des bords du Nil qui fut le premier des grands supports de communication, d’abord en Egypte, ensuite dans le monde grec et romain.

Parchemin : peau d’animal préparée spécialement en vue de l’écriture. Apparu à Pergame au IIème siècle avant J-C. le meilleur est fait de veau mort-né ; on dit alors un vélin.

Pastel : autre nom de la plante isatis tinctoria, qui fut longtemps la seule source de l’indigo. Ce pigment végétal naturel donne un bleu particulier .

Phytomorphe : adj. qualifie le décor à base de feuillages.

Pieds de mouche : marque généralement rouge au-dessus ou à l’intérieur d’une lettre pour signaler le début d’un paragraphe.

Pigment : substance colorée d’origine naturelle (minérale, organique ou métallique) ou synthétique qui permet d’élaborer la couleur. Il en existe plus d’une centaine.

Plein : n.m. partie grasse de la lettre, par opposition au délié*.

Plume : c’est en taillant en pointe le tuyau, ou canon, de la grande plume de certains oiseaux que l’on obtient un instrument d’écriture plus sophistiqué que le calame*. On ne peut dater précisément son origine mais on sait qu’au VIIème siècle, Isidore de  Séville hésite entre les deux.

Ponce-soie : pierre ponce réduite en poudre très fine pour nettoyer et lisser la surface du parchemin en vue de l’enluminure.

Psautier : recueil des psaumes.


 

Q

Quadrata : style de lettre apparu dans le monde romain au IVe siècle.


 

R

Réalgar : pigment de teinte jaune orangé (sulfate d’arsenic), voisin de l’orpiment*. Considéré comme le plus toxique ; néanmoins les riches Chinois se faisaient faire des tabatières en réalgar massif.

Réhaut : petite touche finale claire ou sombre destinée à enrichir, décorer ou éclairer un aplat.

Réclame : mot écrit en bas de la page et qui est le même que le premier de la page suivante, afin d’éviter les erreurs au montage des cahiers par le relieur.

Réglure : marquage des lignes à la pointe sèche permettant au copiste d’aligner ses lettres correctement.

Rinceau : ornement allongé composé de branches et feuilles en enroulement. S’ils sont historiés, on dit parfois des rinceaux peuplés.

Rotunda : style de lettre gothique qui retourne aux rondeurs au XIVe siècle en Italie puis en Espagne.

Rubricateur : de rubrique*. Celui qui écrit la première lettre d’un paragraphe en rouge, généralement après que le copiste a effectué son travail.

Rubrique : du latin rubica, « terre rouge ». lettres, mots ou titres en couleur (d’abord simplement en rouge) et ornés, qui marque un début de texte ou une séparation. On dit des lettres rubriquées, ou rubriquer un texte.

Rustica : lettre romaine née au Ier siècle.


 

S

Sandaraque : résine du callistris articulata qui sert à préparer la surface des parchemins* et papiers en vue de la calligraphie de précision.

Scribe : n.m. autre appellation, médiévale, du copiste*.

Scriptorium : lieu où travaillent les copistes. Pluriel officiel : des scriptoria.

Sépia : n.f. matière colorante brun foncé que fabrique la seiche. Poudre soluble dans l’eau.


 

T

Tempera : voir Détrempe.

Terres :  pigments bruns naturels, en provenance d’Italie. On se sert surtout des terres d’Ombre, de Sienne naturelles ou de Sienne brûlée.

Textura : n.f. le style le plus caractéristique de lettre gothique.

Toxique : les pigments les plus beaux, les plus résistants à la lumière et au temps sont évidemment les moins inoffensifs. Il est donc obligatoire de les signaler comme tels. Cela dit, il faut noter que seule leur fréquentation quotidienne à forte dose pourrait entrainer un quelconque risque. Les quantités pour une enluminure sont infimes (de 0.3 à 3 grammes). Le contact cutané, l’inhalation et l’ingestion de tous les matériels pour artistes sont cependant déconseillés, toxiques ou pas.


 

V

Vélin : la meilleure sorte de parchemin* est la peau d’un veau mort-né. Tellement prestigieux que le mot sert à désigner du papier à lettre ordinaire quand il n’est pas marqué de vergures.

Vermillon : pigment rouge vif (sulfure de mercure combiné), souvent confondu avec le cinabre*, dont il est un sous-produit.

Vert-de-gris : l’acétate bibasique de cuivre donne un bleu-vert puissant et très lumineux.

Volute :  n.f. ornement en spirale ou à enroulement.


 

Z

Zoomorphe : adj. qualifie le décore à base d’animaux.