Les couleurs
Les outils de l'enluminure
Les outils de l'enluminure
  • La plume : c'est l'outil le plus connu. Généralement d'oie, elle est taillée avec un couteau. La largeur de son bout plat détermine la largeur du trait. On utilise aussi des roseaux taillés en pointe (calame).
  • Le couteau : pour tailler les plumes, gratter le parchemin, etc...
  • Règle et compas à pointe sèche : pour régler le parchemin.
  • Pinceaux : soit en poils de mammifères, soit en plumes de bécasses (la petite plume située à l'extrémité de l'aile, aussi appelée "plume du peintre").



L'encre d'écriture.


Elle est noire ou brune suivant sa composition. Les encres de couleur, beaucoup plus chères, ne servent que pour les titres (rouge= minium).
L'encre noire la plus simple est le noir de fumée soigneusement pilé et mis en suspension dans l'eau. Elle est utilisée de cette façon depuis la plus haute Antiquité. La teinte résiste bien à la lumière mais est fragile à la manipulation.

 

Les encres metallo-tanniques sont très résistantes à l'humidité et ne bavent plus une fois sèches.

Le principe est d'utiliser les tannins présents dans la plupart des végétaux ligneux. Après décoction ou ébullition, on obtient un liquide bunâtre qui doit être concentré par évaporation. Celà peut servir d'encre tel quel, mais la couleur sera pâle et fragile. La méthode la plus archaïque pour la stabiliser est de plonger un morceau de fer ou de cuivre chauffée au rouge dans le liquide. Sinon, on utilise une pincée de vitriol. On ajoute ensuite un peu de gomme arabique ou de colle de peau pour épaissir.

 

L'encre devient alors plus noire et plus stable, mais les tons diffèrent selon le végétal employé.

Traditionnellement, la substance la plus utilisée est la galle de chêne (ou noix de galle). L'encre, presque grise quand on écrit, devient bien noire en séchant, surtout sur le parchemin.







Noix de Galle


La Gomme Arabique


La gomme arabique dont la gomme Sénégal n'est qu'une variété, consiste en un exsudat de sève descendante solidifiée, amalgamée naturellement ou par incision, sur le tronc et au pied d'arbre, de la famille des acacias.
On la trouve dans le commerce sous forme de poudre ou de cristaux non moulus, plus ou moins ronds de couleur jaune- blanc à jaune-brunâtre. Elle est soluble dans l'eau.
Elle est utilisée comme liant pour les pigments.






La Gomme Sandaraque

Ce terme provient du Grec sandaraké, signifiant réalgar (mort-aux-rats).
Il s'agit d'une très ancienne résine pour vernis, à l'origine même du mot vernis. De nos jours, elle est récoltée sur certains thuyas au Maroc et en Algérie.
Elle se présente sous forme de larmes d'un jaune très pâle, comme le mastic.
Elle est tombée en désuétude mais on la trouve encore dans les catalogues de fournisseurs de trés haut niveau.
Réduite en poudre très fine, elle est utilisée pour préparer la surface du parchemin trop lisse.











La Gomme Ammoniaque

Elle provient du Dorema ammoniacum, plante vivace de la famille des Apiacées, originaire d'Asie.
Cette plante peut atteindre 2.5m de hauteur. Une gomme résine se trouve dans les cavités des tiges, des pétioles et des racines. Lorsque la tige est percée par un insecte, la gomme laiteuse s'en exsude naturellement.
Elle sèche au contact de l'air et forme des larmes ou des blocs solides qui sont récoltés par les populations locales.
On la trouve en Asie: de l'Iran à l'Ouest jusqu'en Inde, à l'Est, en passant par l'Afganistan et le Pakistan.

Elle est utilisée en enluminure pour poser la feuille d'or.




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